Kyste pilonidal : comment éviter la récidive ?

récidive kyste pilonidal

Après une opération du kyste pilonidal, un individu sur deux subit une récidive. Ces chiffres peuvent paraître décourageants pour les personnes qui souhaitent se faire opérer. En effet, une ablation du kyste pilonidal entraîne une longue et douloureuse convalescence, que les patients ne souhaitent pas réitérer !

Heureusement, il est possible de limiter les risques de récidive grâce à des méthodes de prévention. Celles-ci s’appliquent dès le lendemain de l’opération et ont une utilité au-delà de la cicatrisation.

Limiter la transpiration aux alentours de la plaie du kyste pilonidal pour éviter la récidive

Tous les fluides corporels au contact de la plaie peuvent la faire évoluer positivement ou négativement. Les exsudats et la transpiration, particulièrement acides, rendent la plaie humide et favorisent la macération. Ainsi, tout au long de la convalescence, il est déconseillé de soumettre la plaie du kyste pilonidal à de fortes chaleurs.

Pour réduire le risque de récidive, il est donc nécessaire de rester dans un endroit frais, bien aéré. La plaie cicatrisera également plus vite, car l’organisme n’aura pas à éliminer les impuretés comme le sel contenu dans la transpiration.

En outre, porter des vêtements amples et fins permet de réduire l’humidité de la plaie chirurgicale. Vous pouvez opter, par exemple, pour un short en molleton ou un survêtement. Pour éviter encore davantage le risque de réapparition du kyste pilonidal, il est même envisageable de dormir en sous-vêtements.

Les vêtements moulants à proscrire pour empêcher la réapparition du kyste pilonidal

Les jeans skinny, pantalons peu souples, et caleçons serrants sont à proscrire.

Les jeans slim ou tout autre vêtement serrant augmentent le risque de récidive du kyste pilonidal. En effet, les contraintes qu’ils engendrent sur la plaie peuvent nuire à la cicatrisation et former un nouveau trajet fistuleux.

Pour garder une tenue correcte sans mettre en péril la plaie, vous pouvez opter pour des pantalons aérés et souples comme des chinos, à condition qu’ils ne se portent pas près du corps (privilégiez l’élasthanne !). Cette méthode de prévention est utile pendant la convalescence et continue de l’être après l’intervention chirurgicale.

Effectivement, le kyste pilonidal peut récidiver à n’importe quelle étape du processus de guérison, même plusieurs années après l’ablation. L’idéal est donc de continuer à porter des vêtements peu serrants de manière régulière et sur le long terme.

Réduire le risque de récidive du kyste pilonidal en évitant l’assise prolongée

S’asseoir quotidiennement 5 heures par jour augmente de plus de 20% le risque de récidive.

L’assise prolongée, particulièrement répandue chez les personnes travaillant dans un bureau, est l’un des principaux facteurs d’apparition du kyste pilonidal. S’asseoir quotidiennement pendant plusieurs heures représente donc un véritable danger pour les patients en pleine convalescence.

En effet, les contraintes de l’assise risquent de favoriser une mauvaise repousse des follicules pileux au cours de la cicatrisation. Une récidive pourrait donc avoir lieu dans les mois qui suivent la formation de la cicatrice.

Pour éviter au maximum qu’un nouveau kyste pilonidal apparaisse sous forme de récidive, il faut donc décharger la zone du sillon interfessier. En d’autres termes, il faut réduire toutes les forces exercées sur la plaie, voire les éliminer totalement.

Pour ce faire, il suffit d’utiliser un coussin à décharge coccygienne. Il s’agit d’un support orthopédique conçu exclusivement pour limiter les douleurs et prévenir la réapparition du sinus pilonidal.

Le modèle ci-dessous, grâce à sa forme atypique, libère le pli interfessier de la pression de l’assise et favorise une cicatrisation saine. Reconnu pour son efficacité, il est parfois prescrit par des médecins-chirurgiens dans certaines cliniques belges.

coussin kyste pilonidal récidive

Voir le coussin orthopédique
 

Kyste pilonidal : minimiser le risque de récidive en réduisant toutes les sources de frottements

Les frottements, au même titre que l’assise, sont particulièrement nocifs pour la plaie du kyste pilonidal, surtout au stade d’épidermisation car les poils commencent à repousser (voir l’article sur les étapes de la cicatrisation pour plus de détails).

Pour les limiter, il est essentiel de ne pas pratiquer d’activité physique, même la marche, dans les semaines suivant l’opération. Cette restriction de sport sera bénéfique pour la plaie qui pourra se refermer sans être malmenée.

Au fil de la convalescence, le sport pourra être réintroduit dans la vie du patient. Cependant, il faudra veiller à attendre la guérison complète de la lésion cutanée pour reprendre la course à pied ou le cyclisme. Dans le cas contraire, la plaie du kyste pilonidal pourrait dégénérer et entraîner une récidive.

Les sous-vêtements moulants sont aussi à éviter pour limiter les frottements.

En plus des compressions qu’ils entraînent, les vêtements serrants peuvent frotter sur la plaie lorsqu’ils sont situés à proximité. C’est le cas des sous-vêtements. Pour ne pas favoriser la récidive, il est donc nécessaire d’opter pour des sous-vêtements larges, qui ne se portent pas près de l’épiderme.

Laver et nettoyer régulièrement la plaie du kyste pilonidal : la clé pour éviter la récidive

Ce n’est pas un secret, le nettoyage de la plaie permet d’accélérer la cicatrisation. En effet, les produits désinfectants (Bétadine, alcool modifié, antiseptique classique…) utilisés au cours des soins quotidiens éliminent les bactéries et préviennent un éventuel retour infectieux. Les tissus cutanés peuvent donc se régénérer facilement.

Ce nettoyage des germes microbiens permet aussi de garder une plaie du kyste pilonidal propre. De ce fait, quand la cicatrice sera formée, la probabilité de récidive sera moins importante. Ainsi, les soins infirmiers permettent d’anticiper une réapparition de la pathologie.

Nettoyer la plaie soi-même, en complément des soins infirmiers, est indispensable pour réduire le risque de récidive du kyste pilonidal.

Généralement, les infirmières nettoient la plaie une fois par jour. Cependant, la plaie du kyste pilonidal est très exsudative et nécessite davantage de soins pour réduire les chances de récidive au maximum. Le patient en convalescence peut donc nettoyer délicatement la plaie ouverte sous la douche, à condition d’utiliser des produits adaptés.

Les produits cosmétiques ou gels douche à base de savon sont à proscrire car leur composition pourrait irriter la plaie et créer une inflammation. Il faut donc utiliser des produits plus doux, qui ne contiennent pas de savon. Les gels douche surgras permettent de cureter la plaie en douceur sans mettre en péril le processus cicatriciel.

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Le produit ci-dessous est fabriqué par un groupe pharmaceutique et est utilisé pour laver les plaies de petite et moyenne taille. Il possède un pH neutre, essentiel pour nettoyer la plaie sans augmenter le risque d’infection. C’est l’idéal pour prévenir l’apparition d’une récidive du kyste pilonidal. L’objectif est de changer le pansement et de nettoyer les chairs dès que des sécrétions sont visibles.

En outre, les cataplasmes d’argile verte peuvent aussi être considérés comme des soins alternatifs. En effet, bien qu’ils permettent surtout d’accélérer la cicatrisation, ils ont la capacité d’absorber les déchets sécrétés par la plaie (saignements, écoulements purulents, fibrine…).

En agissant de la sorte, ils peuvent donc éliminer les germes qui pourraient, par la suite, être responsables d’une récidive du kyste sacro-coccygien.

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Perdre du poids pour éviter la réapparition du sinus pilonidal

Un surpoids et une assise prolongée engendrent une forte pression sur la zone interfessière. Le patient ayant subi une ablation du kyste pilonidal a donc intérêt à perdre du poids au cours de sa convalescence.

Effectivement, dans le cas contraire, le processus d’apparition de la pathologie risque de se répéter. Le patient aura donc à peine le temps de se rétablir que le kyste pilonidal réapparaîtra. Pour éviter ce scénario peu plaisant, les individus souffrants peuvent entreprendre un régime, sous les conseils de leur médecin traitant ou chirurgien.

L’objectif n’est pas de manger moins, mais de manger mieux pour obtenir un IMC (Indice de Masse Corporelle) normal. Le patient sera en meilleure santé, la plaie pourra mieux cicatriser et le risque de récidive sera fortement diminué.

Raser ou épiler le sillon interfessier ne permet pas de réduire le risque de récidive !

Contrairement aux idées reçues, et même si la pilosité est un facteur de risque du kyste pilonidal, il est fortement déconseillé de raser ou épiler la zone du pli interfessier. Surtout quand la cicatrice n’est pas totalement formée !

En fait, le rasage et l’épilation irritent la plaie et peuvent, dans certains cas, abîmer la cicatrice. Les lésions créées à cause de cette sollicitation peuvent donc devenir des sources infectieuses et se transformer en récidive du sinus pilonidal.

De plus, couper les poils ou les éliminer via une épilation entraîne une repousse. Celle-ci se traduit par la formation de follicules pileux jeunes, plus durs, et à la terminaison plus épaisse. Ils ont donc plus de facilité à entrer dans les pores de la peau, et peuvent donc former un nouveau kyste pilonidal.

Certains médecins conseillent, à tort, de raser le sillon interfessier en pensant éliminer un facteur de risque.

Si vous présentez une forte pilosité, vous êtes naturellement plus disposé à subir une récidive du kyste pilonidal. Cependant, l’épilation ou le rasage ne réduira pas le risque d’apparition d’un nouveau nodule kystique. La seule méthode qui pourrait être efficace pour éliminer la pilosité est l’épilation au laser. Elle est néanmoins controversée car elle requiert plusieurs rasages successifs au préalable.

Conclusion : comment éviter la récidive du kyste pilonidal ?

La réapparition du kyste pilonidal peut être évitée de différentes façons. Dans un premier temps, il est important de prévenir son apparition en traitant directement les facteurs de risques sur lesquels on peut avoir une influence : position assise, obésité, humidité de la zone interfessière…

En outre, il existe certains remèdes et astuces médicales qui permettent de réduire le risque de récidive au maximum. Parmi celles-ci figurent les lavages réguliers au gel douche surgras, mais aussi les cataplasmes d’argile verte.

De manière générale, éviter la récidive du kyste pilonidal passe par l’incrémentation des méthodes de cet article dans vos habitudes quotidiennes. En veillant, au quotidien, à l’hygiène et l’hydratation des tissus cutanés de votre sillon interfessier, vous réduirez considérablement la probabilité de récidive du kyste sacro-coccygien.

ARTICLE SUIVANT : LES PANSEMENTS AU MIEL POUR ACCÉLÉRER LA CICATRISATION

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